« Contes arméniens » ou l’Arménie à travers ses contes

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« Tous les contes du monde sont difficiles à croire. Mais c’est précisément cet ’‘incroyable’’ que l’on veut entendre. On ne demande pas au conteur une tranche de vie quotidienne, mais un gros morceau de rêve… ‘’comme si on y était’’ ». C’est ainsi que résume Henri Verneuil, préfacier de ce recueil, ce qu’est, pour lui, un conte.

Pour le coup de cœur de cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’Arménie à travers des contes racontés par l’écrivaine et historienne arménienne Chaké Der Melkonian-Minassian. « Contes arméniens » est un recueil de 15 contes, qui se décline en légendes nationales, épopées populaires et chants. Ce livre de 141 pages est illustré par Elo Boudakian et préfacé par Henri Verneuil, réalisateur et scénariste d’origine arménienne.

Si l’on considère que le conte raconte parfois, de par sa morale, les mœurs d’une société, les contes recueillis dans ce livre reflètent les valeurs et idéaux d’un peuple arménien attaché à sa liberté. Ce qui est notamment illustré dans la légende « Haïg et Pel » ; Haïg préférant sa modeste mais paisible vie de chasseur libre que la richesse et la vie prospère promises par Pel en échange de cette liberté tant chérie.

« Certes, chez le conteur arménien aussi, parfois, le loup et l’arbre se mettent à parler […]. Mais dans leur ensemble, les héros du conte arménien semblent plus près des réalités. Ils sont faits de chair et d’os. Ils ont faim et ils ont froid, et quand ils se battent, c’est pour dresser des temples de la Lumière et éliminer à jamais l’ignorance et l’obscurantisme », écrit Henri Verneuil.

Les contes arméniens sont porteurs de mythes mais aussi de symboles. C’est à l’exemple d’Ara le Bel qui tombera sous une lance aveugle au nom de la fidélité conjugale que ni la puissance ni la beauté de Sémiramis n’ont pu ébranler.

Les contes arméniens, ce sont aussi des rebondissements inattendus, cassant le schéma classique et habituel. Comme la jeune paysanne Anahid qui refuse d’épouser un prince sauf s’il accepte d’apprendre un métier. Elle affirme avec sagesse : « Le maître d’aujourd’hui peut devenir serviteur demain, fut-il fils de roi ». Le prince Atchakan deviendra ainsi tisserand et roi d’Arménie. Captif, c’est son métier qui l’aidera à se libérer et à libérer de nombreux hommes de l’emprise de mages diaboliques.

Informations sur le livre :
Titre : Contes arméniens.
Auteurs : Chaké Der Melkonian-Minassian, Henri Verneuil (préface), Elo Boudakian (illustration).
Edition : Edipol – 2004.
Cote : 2.6 MEL / 25 – RECIDEV (Besançon).

Ce livre est disponible pour emprunt : Adhérez au Centre de Ressources de RéCiDev et réservez-le par mail à : contact@recidev.org

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