La marche du travail

Publié le : , par  Administrateur

Le travail est envisagé aujourd’hui comme une fatalité pour subvenir à ses besoins et comme nocif pour la santé de la part des grands médias. Mais est-ce vraiment le travail qui est le coupable ?
S’épanouir dans son travail est important et c’est même un besoin plus important que la paie à la fin du mois. Car il conditionne notre humeur, notre bien-être, notre santé, nos valeurs et bien plus encore. Il est donc temps de redéfinir le travail et les enjeux en amont et en aval.
Pour cela, je vous propose un petit changement de focalisation, oubliez votre travail et votre quotidien. Plongez dans la question globale sans crainte et à la fin de l’article remontez à la surface et posez-vous cette question : qu’est ce qui est bon pour moi, maintenant que je sais tout cela ?
Et à présent, sautez !

Le travail en question

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les métiers flous, travail et action publique, Gilles Jeannot
L’action publique multiplie les métiers depuis quelques décennies, chefs de projets, médiateurs, chargés de mission ne sont plus pour nous inconnus cependant il demeure encore une ambiguïté et une précarité des positions et des parcours pour eux. Tout reste interminablement dans le flou. Ces métiers naissent pourtant pour prendre en charge les problèmes et leurs particularités. Mais ils s’inscrivent dans une dualité entre le public et le privé, le travail et la chose publique, et la concurrence de coordination enraye l’initiative.

Les mouvements sociaux face au commerce éthique, une tentative de régulation démocratique du travail, Thierry Brugvin
Après avoir analysé la naissance des mouvements sociaux transnationaux et les causes de leur apparition, ce livre suit leurs actions envers les entreprises multinationales et la grande distribution. Il met en évidence les nouveaux instruments que ces associations utilisent, les codes de conduites et les labels sociaux. L’auteur se demande si la présence d’acteurs privés n’est pas susceptible d’entraîner un affaiblissement des pouvoirs publics et une privatisation non démocratique de l’économie.

Ikea : un modèle à démonter, Olivier Bailly, Denis Lambert et Jean-Marc Caudron
Redoutable communicatrice, la multinationale du prêt-à-habiter véhicule à dose homéopathique des messages de société éthique, à dimension humaine. Mais dans ce refrain bien rodé, il y a eu quelques fausses notes. IKEA a exploité des enfants dans les pays du Sud, IKEA a développé des produits polluants, IKEA pousse à la surconsommation, IKEA uniformise notre vie. Pour contrer les critiques sociales et environnementales, IKEA a mis sur pied un code de conduite pour ses fournisseurs. Depuis, tout va bien dans le meilleur des mondes en jaune et bleu ? A voir...

Jouets de la mondialisation, dans le monde désenchanté de Walt Disney, Carole Crabbé et Isabelle Delforge
Ce livre présente une visite inhabituelle du monde enchanté de Disney et de l’industrie du jouet. Son parcours débute au fin fond des zones industrielles de Chine, d’Indonésie et de Thaïlande. Là, des ouvrières de vingt ans s’épuisent jour et nuit à produire des jouets destinés principalement à l’exportation vers les pays riches. Face à cela la résistance se met en place pour forcer les industries du rêve à réagir. Et ça marche ! Il est un appel aux responsabilités de tous.

De l’idée à l’acte

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A la rencontre des entrepreneurs qui changent le monde, Jonas Guyot et Matthieu Dardaillon
L’engagement professionnel et son sens sont une grande question. Adressé aux étudiants et à à tous ceux qui se posent ces questions : Avant d’essayer de changer les choses, faut-il commencer par faire ses armes dans l’économie classique ? Comment avoir le plus d’impact ? En tentant de l’intérieur d’une grande structure ou en se lançant comme entrepreneur ? Où faut-il agir ? Chez soi, où la précarité augmente, ou à l’autre bout du monde, où les besoins semblent plus importants ? Peut-on vraiment avoir une action utile en étant jeune ? Les portraits d’acteurs apportent quelques réponses.

Le travail bénévole, engagement citoyen ou travail gratuit ? Maud Simonet
Le bénévolat et le volontariat se développent et se diversifient. Mais n’est-il question que d’engagement et de citoyenneté ? N’est-ce pas du travail ? Le travail bénévole est pour les uns libre et idéal et pour les autres un tremplin obligatoire vers l’emploi. Quels sont les enjeux sociaux et politiques du travail bénévole ? Qui s’engage ? Qui le soutient ? Ce portrait du bénévole en travailleur interroge sur les contradictions de l’engagement et sa capacité à produire de la précarité et il aboutit sur la « bénévolisation du travail » dans les milieux associatifs.

Autogestion, hier, aujourd’hui, demain, Lucien Collonges
« On produit, on vend, on se paie ! » A l’heure où la gauche est en panne d’alternative, l’autogestion apparaît comme l’ouverture d’un autre monde possible, une passerelle vers l’émancipation. Elle englobe toutes les sphères de la société et répond à la revendication démocratique contemporaine. Elle s’inscrit dans la longue tradition historique des coopératives. Elle surgit comme une réponse à la faillite de directions d’entreprises et à celle de l’Etat quand il abandonne les citoyens. Phénomène planétaire, l’autogestion est la plus actuelle des utopies concrètes, répondant aux défis du monde d’aujourd’hui.

Utopie à déclarer

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Lip, des héros ordinaires, Laurent Galandon et Damien Vidal
Les Lip, l’imagination au pouvoir, Christian Rouaud
L’histoire de la lutte contre le licenciement des ouvriers de l’usine Lip de Besançon est célèbre. Revisitée en bande-dessinée et en film documentaire, elle fait revivre ce moment important qui nous montre qu’ensemble tout est possible. Mais même si Lip est une vieille histoire, son actualité est brûlante face aux personnes qui ne sont pas épanouies dans leur travail, face aux manipulations des dirigeants et actionnaires. Lip a montré que ceux qui détiennent le pouvoir sur nos vies : c’est nous.

Scions … travaillait autrement ? Ambiance bois, l’aventure d’un collectif autogéré, Michel Lulek
A vingt ans, à défaut de changer le monde, ils décident de changer leur vie et de créer ensemble une entreprise pour y expérimenter d’autres formes d’organisation du travail. Ce sera une scierie, Ambiance Bois, qui s’installera en 1988 sur le plateau de Millevaches, en Limousin. C’est la place que la production occupe dans nos vies qui est remise en cause. Ils vont donc voir que travailler autrement c’est aussi consommer, agir, décider et vivre autrement. De l’idée à la réalisation, c’est toute une épopée que l’on a sous nos doigts.

Faire des hommes libres, Boimondau et les communautés de travail à Valence, Michel Chaudy
A partir de 1941, Marcel Barbu installe à Valence des communautés de travail. En pleine guerre, ce fabricant de boîtiers de montre invente une nouvelle forme d’entreprise. En plus de la fabrication et de la vente, il est question de faire vivre une communauté qui partagera ensemble bien plus que le travail. De nombreuses expériences communautaires voient ainsi le jour.

Au revoir, et à bientôt.

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